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La volatilité récente des marchés peut donner lieu cette année à des charges de dépréciation

Bowling

Publié le 18 décembre 2015

La volatilité de l’environnement économique tant mondial que canadien peut avoir une grande influence sur la situation et la performance financières de toutes les entités. Règle générale, chaque référentiel renferme des exigences quant à l’exécution de tests de dépréciation lorsque les événements ou les circonstances indiquent qu’un actif individuel (ou un groupe d’actifs) ne sera pas en mesure de générer des avantages économiques futurs suffisants pour recouvrer sa valeur comptable. Même si les détails de ces tests de dépréciation varient d’un référentiel à un autre, les entités doivent toutes évaluer si des facteurs internes ou externes existants pourraient réduire leur capacité à générer des flux de trésorerie futurs au moyen de leurs actifs.

En 2015, un grand nombre d’entités canadiennes ont évolué dans une conjoncture volatile et ayant entraîné des incidences négatives, comme des variations des prix des marchandises, le déclin du dollar canadien et les changements, tant réels qu’attendus, des taux d’intérêt. Ces facteurs (parmi bien d’autres) sont des indicateurs possibles de dépréciation et peuvent faire en sorte qu’une entité soit tenue d’évaluer si la valeur sous-jacente de ses actifs est recouvrable. Le résultat de ces tests peut obliger l’entité à comptabiliser une perte de valeur dans ses états financiers. À l’inverse, des changements économiques favorables contribuent à soutenir la valeur comptable des actifs de l’entité, par exemple, des taux d’intérêt plus faibles peuvent donner lieu à une valeur recouvrable plus élevée. Les prix des marchandises, les taux de change et les taux d’intérêt constituent souvent des intrants importants dans les modèles d’évaluation utilisés pour déterminer si un actif (ou un groupe d’actifs) a subi une perte de valeur.

Les actifs devant faire l’objet de tests de dépréciation incluent généralement les stocks, les immobilisations corporelles et incorporelles, les actifs financiers (autres que ceux évalués à la juste valeur par le biais du résultat net) et, bien sûr, le goodwill. Comme les examens de fin d’exercice visant à déterminer s’il existe des indicateurs de dépréciation ou les tests de dépréciation annuels sont déjà en cours, nous avons dressé une liste de certaines tendances économiques à prendre en considération.

Fluctuation des prix des marchandises

Dans les douze derniers mois, le prix de bon nombre de marchandises a connu des hauts et des bas. Par exemple, le prix du pétrole brut a chuté d’environ 70 $ US le baril à moins de 40 $ US le baril (environ)1. Le gaz naturel, l’or, l’argent et le cuivre sont quelques autres exemples de marchandises dont le prix a varié grandement dans les 12 derniers mois. Vous vous demandez peut-être pourquoi vous, qui ne produisez pas ces marchandises, devez en surveiller les prix.

En fait, c’est parce que même si la volatilité du prix des marchandises se répercute d’abord sur les entités qui produisent ces marchandises, elle peut aussi avoir des conséquences importantes pour des entités qui dépendent de ces marchandises en tant qu’intrant clé dans leur structure de coûts. La variation des prix des marchandises peut avoir une incidence positive sur votre performance financière pendant une période, mais est-ce toujours le cas trois mois plus tard? Les entités doivent acquérir une compréhension des intrants importants utilisés dans leurs modèles d’évaluation, y compris ceux qui dépendent du prix des marchandises, et comment les variations de ces intrants peuvent entraîner une perte de la valeur sous-jacente de leurs actifs; la surveillance est donc essentielle.

Baisse du dollar canadien

Un autre intrant clé dont nous avons tous eu connaissance au Canada est la dépréciation continue du dollar canadien. Dans la dernière année, la moyenne sur douze mois du taux de change entre le dollar canadien et le dollar américain est passée de 0,914 $ US (novembre 2014) à 0,797 $ US (novembre 2015)2, une dévaluation de 13 %! Je m’attends à ce que cette baisse amène bon nombre d’entités à comptabiliser des profits ou des pertes de change importants. Je vous rappelle que la baisse du taux de change entre la monnaie locale et la monnaie fonctionnelle est un indicateur potentiel de dépréciation selon les différents référentiels, et exige donc une analyse plus poussée.

Si les entrées et sorties de trésorerie sous-jacentes sont libellées en devises, la direction devra en évaluer l’incidence sur ses calculs d’évaluation.

Variations des taux d’intérêt

La Banque du Canada a réduit son taux de financement à un jour à 0,5 % (juillet 2015)3 dans le but d’équilibrer une croissance plus faible que prévu et la dépréciation du dollar canadien avec les cibles d’inflation. À l’inverse, on s’attend à ce que nos voisins du Sud (Réserve fédérale américaine) augmentent leurs taux d’intérêt en raison d’une amélioration des statistiques sur l’emploi4.

Qu’est-ce que cela signifie? En premier lieu, les entités qui se fondent sur le taux d’intérêt sans risque pour établir leur taux d’actualisation aux fins des tests de dépréciation doivent tenir compte de ces variations. Ensuite, toute entité qui détient des actifs portant intérêt à des taux variables ou qui a contracté des emprunts doit continuer à surveiller les variations futures des taux d’intérêt afin d’évaluer si ces variations font en sorte qu’elle est davantage exposée au risque de taux d’intérêt ainsi que leurs répercussions potentielles sur les calculs de la dépréciation.

Impôts sur le résultat

La comptabilisation d’une perte de valeur peut donner lieu à la comptabilisation d’un actif d’impôt différé ou d’une réduction d’un passif d’impôt différé, selon la base fiscale de l’actif. Il est à rappeler à la direction que les soldes d’impôt différé sont calculés aux taux qui devraient s’appliquer lors de la résorption des différences temporaires, sur la base des taux d’impôt et des lois fiscales qui ont été adoptés ou quasi adoptés à la fin de la période de présentation de l’information financière. L’historique de pertes récentes et les changements de la conjoncture économique ne sont que quelques-uns des critères à évaluer avant de comptabiliser des actifs d’impôt différé, y compris ceux découlant d’une dépréciation. En outre, il faut évaluer à chaque période de présentation de l’information financière ultérieure si l’entité sera en mesure de dégager un bénéfice imposable futur suffisant pour que les actifs d’impôt différé qu’elle a comptabilisés demeurent recouvrables. Si la recouvrabilité n’est plus probable, il faut alors réduire les actifs d’impôt.

Informations à fournir et autres points à prendre en considération

Si vous avez repéré un indicateur de dépréciation découlant d’une évolution de la conjoncture, il vous faudra peut-être mettre à jour vos informations financières, que vous deviez ou non comptabiliser une perte de valeur, afin de refléter les faits et les circonstances propres à votre entité à l’heure actuelle, notamment la méthode et les principaux intrants que vous avez utilisés aux fins des tests de dépréciation. Reportez-vous aux obligations d’information énoncées dans votre référentiel comptable. N’oubliez pas que la base servant à calculer la valeur recouvrable et la valeur comptable des actifs est une question de jugement; les informations que vous fournissez sur votre méthode comptable et vos jugements importants doivent donc le refléter.

Vous devrez peut-être aussi mettre à jour les informations fournies dans vos états financiers lorsque les marchés fluctuent afin de refléter tout nouveau risque ou tout risque accru découlant de ces expositions. N’oubliez pas les informations fournies dans vos autres communications : vous devrez par exemple mettre à jour votre rapport de gestion pour décrire les répercussions des changements de l’environnement économique sur votre situation financière ainsi que votre exposition à ces risques financiers, y compris tout changement apporté à votre stratégie de gestion des risques. Les informations fournies doivent être propres à votre entité et pertinentes pour les utilisateurs de vos états financiers.

Un certain nombre d’entités se servent de couvertures pour atténuer leur exposition aux fluctuations des taux de change, des taux d’intérêt et des prix. Il vous faut comprendre comment la comptabilisation de votre stratégie d’atténuation des risques peut se répercuter sur vos tests de dépréciation, et vice-versa.

Pour déterminer les répercussions que peut avoir la volatilité économique sur votre information financière, vous devez également prendre en considération la réévaluation de la méthode et de la base selon lesquelles les actifs sont amortis ainsi que la façon dont les tendances économiques peuvent se répercuter sur l’évaluation de la juste valeur des actifs acquis lors d’un regroupement d’entreprises.

Conclusion

La clé, comme il est indiqué ci-dessus, est la surveillance et la présentation d’informations. Les préparateurs des états financiers doivent bien comprendre, en cas de fluctuations économiques, la manière dont elles peuvent influer sur la présentation de l’information financière et ainsi s’assurer que les informations qu’ils fournissent reflètent bien comment l’entité a été touchée par ces fluctuations et les mesures qu’elle a prises.

Comme toujours, n’hésitez pas à communiquer avec votre conseiller d’affaires de Deloitte pour discuter de cet article ou pour obtenir davantage d’informations.

Alexia Donoghue
Directrice principale | Bureau national

Mme Donoghue est responsable de la surveillance des normes de qualité pour les dépôts des sociétés ouvertes clientes de Deloitte. Elle conseille aussi des clients d’attestation et autres que d’attestation sur des questions d’ordre général touchant les dépôts de valeurs mobilières et la présentation des informations financières.
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