Ce site a recours à des fichiers témoins (cookies) dans le but de vous offrir les services les plus adaptés et les plus personnalisés possible. En utilisant ce site, vous consentez à l’utilisation de fichiers témoins. Veuillez lire notre avis sur les fichiers témoins (http://www2.deloitte.com/ca/fr/avis-juridique/temoins.html) pour obtenir de plus amples informations sur la nature des fichiers témoins que nous utilisons et sur la façon de supprimer ou de bloquer ces fichiers.
Certaines des fonctions de notre site ne sont pas prises en charge par votre version de navigateur, ou vous avez peut-être sélectionné le mode de compatibilité. Veuillez désactiver le mode de compatibilité, télécharger Internet Explorer 9 ou une version plus récente, ou essayer d’utiliser un autre navigateur tel que Google Chrome ou Mozilla Firefox.

Les avancées technologiques menacent de perturber l’économie canadienne, mais moins d’une entreprise sur cinq y est préparée

Disruption

Publié le 22 mai 2015

La façon de vivre et de travailler des Canadiens est sur le point de traverser de profonds changements. L’évolution rapide de technologies clés va perturber bon nombre de secteurs qui forment le ciment de l’économie canadienne, et l’impact se fera sentir partout au pays. Or, la majorité des entreprises canadiennes ne sont pas prêtes pour la prochaine ère de grands bouleversements, et un grand nombre d’entre elles n’y survivront pas. Pendant plus d’un an, Deloitte a étudié l’économie canadienne et sondé 700 chefs d’entreprise d’un océan à l’autre afin de déterminer si nos entreprises ont ce qu’il faut pour résister aux effets perturbateurs des nouvelles technologies et même en tirer des avantages.

Notre hypothèse était que les entreprises canadiennes sont mal préparées à relever les défis que ces perturbations poseront. Une étude précédente sur les défis de la productivité des entreprises canadiennes nous avait appris qu’elles sont plus réticentes à prendre des risques que leurs homologues américaines, qu’elles peinent à maintenir un taux de croissance élevé et qu’elles ont souvent très peu conscience qu’elles investissent moins que leurs pairs dans les technologies et la R&D. Après avoir évalué leur rendement dans quatre aspects de la préparation aux perturbations –conscientisation, culture, agilité organisationnelle et ressources –, notre hypothèse s’est confirmée. Très peu d’entreprises canadiennes sont prêtes pour les grands bouleversements qui les attendent.

Toutefois, notre étude révèle également les caractéristiques communes des entreprises qui sont bien préparées à s’adapter et à évoluer face aux perturbations dans leur secteur. Leurs revenus croissent rapidement, elles soutiennent efficacement l’innovation et elles investissent massivement dans la R&D – autant d’indices d’une très grande productivité.

Il ne fait donc aucun doute que les entreprises qui investissent dès aujourd’hui pour améliorer leur productivité seront beaucoup mieux préparées à affronter les bouleversements à venir. Quant aux autres, elles risquent d’être rapidement dépassées par ces perturbations.

Une de ces perturbations est l’émergence des plates-formes collaboratives connectées. Internet a révolutionné notre façon de communiquer et d’interagir les uns avec les autres. Aujourd’hui, nous tenons pour acquis notre capacité à communiquer avec des personnes et à participer à des activités qui se trouvent à des milliers de kilomètres de nous. L’accroissement de la connectivité et de la capacité d’Internet a contribué à l’externalisation ouverte, au sociofinancement et à l’infonuagique, donnant ainsi aux gens et aux entreprises un accès à des compétences, à des connaissances, à des fonds et à des ressources qui n’avait encore jamais été possible.

Grâce aux plates-formes collaboratives connectées, les entreprises peuvent recourir à l’expertise et à la capacité analytique qui se trouvent à l’extérieur de l’organisation, et même dans certains cas, dans d’autres secteurs d’activité et domaines d’expertise. Elles sont de plus en plus nombreuses à utiliser l’externalisation ouverte pour trouver des solutions à des problèmes d’affaires complexes de façon plus rapide et abordable qu’avec des méthodes traditionnelles. Preuve à l’appui, les Autorités canadiennes en valeurs mobilières ont récemment annoncé que certaines autorités de réglementation des valeurs mobilières ont adopté des dispenses pour financement participatif en capital des entreprises en démarrage (voir la section « Questions liées aux valeurs mobilières » plus bas). Les travailleurs eux-mêmes découvrent que ces plates-formes permettent à un plus grand nombre d’entre eux d’être des entrepreneurs indépendants plutôt que de demeurer pendant des années des employés d’une même entreprise.

Pourquoi les plates-formes collaboratives connectées perturberont les entreprises

Grâce à la vitesse et à la capacité accrues d’Internet, les plates-formes collaboratives connectées sont en croissance rapide; en 2010, les contributions annoncées à Kickstarter, une plate-forme de sociofinancement pour les nouvelles entreprises, s’élevaient à 2 M$ par mois; en 2014, ce chiffre était de 44 M$ par mois. Tandis que la capacité d’Internet et le nombre d’utilisateurs augmenteront, les entreprises se tourneront de plus en plus vers ces plates-formes.

TopCoder, une plate-forme permettant à plus de 750 000 membres de discuter des défis complexes du codage des données, organise déjà des concours de programmation informatique; elle a notamment dirigé avec la NASA plusieurs concours visant à améliorer le suivi des astéroïdes, le réseau de communications avec l’espace lointain et la santé des astronautes. General Electric a fait appel à Kaggle, la plus grande communauté mondiale d’experts en données, pour prédire les temps d’arrivée sur la piste et à la porte des vols intérieurs des États-Unis en analysant des données sur les vols et la température provenant de plusieurs sources. L’entreprise a offert un prix de 250 000 $ US et reçu 3 067 propositions en un peu plus de quatre mois. La proposition gagnante a entraîné une amélioration de 40 % de l’exactitude des données par rapport aux normes de l’industrie, ce qui équivaut à un gain de cinq minutes pour les arrivées à la porte ou à des économies annuelles de 6,2 M$ US pour un transporteur aérien de taille moyenne.

Comment les plates-formes collaboratives connectées perturberont les entreprises

Une plus grande connectivité aide les entreprises de nombreux secteurs d’activité à obtenir de meilleurs résultats. Elle leur permet de collaborer facilement avec des collègues du monde entier ainsi qu’avec un nouveau segment de travailleurs indépendants qui choisissent avec qui ils travaillent. Le nombre de personnes auxquelles une entreprise a accès à peu de frais est phénoménal. Les sociétés canadiennes qui ne profitent pas de ces nouvelles plates-formes de collaboration pour accéder à des ressources et à des gens de talent risquent d’être surpassées par leurs concurrents qui les utilisent. Elles doivent revoir leur façon d’accomplir le travail et adapter leurs lieux de travail à cette nouvelle réalité.

Pour en savoir plus, vous pouvez télécharger le rapport complet L’avenir du Canada : L’ère des perturbations, et visiter notre site Web.

Correction list for hyphenation

These words serve as exceptions. Once entered, they are only hyphenated at the specified hyphenation points. Each word should be on a separate line.