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Prêts à vous joindre au mouvement de l’analytique?

Bubbles

Publié le 18 février 2016

Aujourd’hui, peu importe ce que nous faisons, les données semblent partout autour de nous. Nous les amassons, nous les partageons et nous en sommes constamment bombardés : mais les utilisons-nous réellement? Pour les leaders d’affaires, les auditeurs internes et tout professionnel œuvrant dans le domaine de la présentation de l’information financière, il s’agit d’une question centrale et préoccupante.    

« Nous savons que nous avons accès à beaucoup de données, vraiment beaucoup, mais en tirons-nous parti au maximum? Pouvons-nous faire mieux? Est-ce que nos concurrents s’en servent mieux que nous? »

Bienvenue dans le monde de l’analytique : un univers plein de promesses et de potentiel. Saura-t-il être à la hauteur?

L’analytique, quelle notion intéressante! Elle semble revêtir différentes significations selon à qui on s’adresse. Pour certains, il s’agit d’un concept intimidant qui recèle de nombreux aspects complexes. L’analytique peut être cela, en effet, mais elle peut tout aussi bien se révéler simple.

L’analytique est la science et l’art consistant à découvrir et à analyser des tendances, à identifier des anomalies et à extraire d’autres informations utiles à partir de données1.

À titre de spécialistes de l’information financière, nous nous servons quotidiennement de données dans le cadre de nos fonctions. Régulièrement, nous effectuons notre travail dans de volumineuses feuilles de calcul qui contiennent des formules totalement incompréhensibles, sauf pour nous. Et si par mégarde, nous accrochons le bouton Supprimer, c’est toute cette fragile structure qui est menacée de destruction.      

Imaginons un monde où toute l’information comprise dans notre feuille de calcul, avec ses innombrables onglets et colonnes, serait présentée dans un seul graphique ou un diagramme, permettant de réunir et de voir rapidement les données sous-jacentes importantes sans avoir à cliquer et double cliquer sans fin pour les retrouver. L’analytique et, dans ce cas-ci, la visualisation des données (graphiques ou infographiques) nous permettent de facilement dégager des tendances et des relations et d’examiner celles-ci selon différents niveaux de détail en fonction de nos besoins.

Bien entendu, l’analytique ne se limite pas à la visualisation. Elle peut servir à interroger ou croiser les données pour en extraire des renseignements utiles et pertinents à la compréhension d’une question et peut également servir à produire des feuilles de calcul. L’analytique fait appel à un vaste éventail de techniques telles que l’analyse des tendances, l’analyse de régression ou l’apprentissage machine, pour extraire des résultats qui relèvent de l’analytique descriptive (ce qui s’est produit) ou de l’analytique prédictive (ce qu’il faut pour que cela se produise)2

Toutefois, la clé en analytique, peu importe le format ou la technique utilisés, est d’avoir à sa disposition les données dont on a besoin, au bon moment. Soyons réalistes : il y a beaucoup plus de données que ce que nous ne serons jamais en mesure d’interpréter. L’analytique est donc avant tout un moyen de mieux comprendre et traiter nos données de façon à en tirer les conclusions les plus pertinentes. 

Grâce à l’analytique, il est possible de détecter la présence d’éléments inhabituels ou de tendances inattendues dans les données susceptibles de soulever des préoccupations (par exemple, des erreurs, des cas de fraude ou des problèmes opérationnels) plus facilement que dans une feuille de calcul traditionnelle.     

Et ce n’est là que l’essentiel… L’analytique a d’autres applications attrayantes : elle nous aide notamment à créer des tableaux de bord de gestion pour visualiser et évaluer des questions opérationnelles de manière quasi instantanée et offre la possibilité d’utiliser des ensembles de données provenant de systèmes externes ou disparates pour les corréler de façon pertinente. 

Des données externes, comme de simples observations météorologiques ou des données démographiques peuvent révéler des choses surprenantes si on les croise avec nos données sous la loupe de l’analytique. S’il s’agit toutefois de votre première incursion officielle dans cet univers, il est fort probable que vous parviendrez déjà à des résultats intéressants en commençant par vos données internes.  

Il n’y a réellement aucune limite aux possibilités de l’analytique : un avantage qui peut aussi devenir un inconvénient. Comme pour tout type d’analyse, les étapes préliminaires ont une importance cruciale. Il est primordial d’avoir une compréhension claire du problème ou de la question que nous examinons afin de faire un usage efficace de l’analytique. 

Nous devons ensuite déterminer les données dont nous avons besoin ou que nous voulons étudier en fonction du problème posé et en connaître la provenance. La façon dont nous utilisons l’information varie en fonction du degré de fiabilité des données. Par exemple, nous savons qu’Internet est une source considérable d’informations, mais que son degré de fiabilité y est très inégal. Il est donc important de porter attention à l’origine des données et d’avoir une bonne idée de l’incidence de leur fiabilité ou de son absence sur le résultat. Si nous comptons prendre d’importantes décisions en nous fondant sur l’analytique, il faut s’assurer que nos données sont fiables et proviennent de sources valides.      

Après avoir obtenu les données nécessaires et avoir confirmé qu’il s’agit d’information de qualité (c’est-à-dire, qu’il n’y a pas de données manquantes ou d’informations incomplètes, ou que celles-ci ne sont pas présentées dans un format inapproprié), nous pouvons lancer le processus de l’analytique. Cette tâche peut sembler être un défi de taille, mais si nous possédons les bonnes compétences ou la bonne formation, ce n’est pas nécessairement compliqué. Tout dépend de la question pour laquelle nous voulons trouver des réponses. 

C’est à cette étape-ci que l’analytique devient intéressante et parfois surprenante : lorsque nous l’utilisons pour comprendre et interpréter ce que recèlent les données et que nous devons confronter ce que nous pensions apprendre à ce qu’elles nous révèlent en fin de compte.

Finalement, arrive le moment tant attendu où nous pouvons nous servir de l’analyse pour prendre une décision éclairée. C’est là que nous voyons notre compréhension du problème et l’information pertinente extraite grâce à l’analytique se transformer en un avantage réel pour nous-mêmes et pour notre organisation.   

Vous vous dites sans doute, tout cela semble très prometteur, mais rien n’est jamais si simple. Vous avez raison. Il est nécessaire de tenir compte d’autres facteurs, notamment qui sont les participants indispensables au démarrage d’un projet de cette nature, de quel type d’investissement, en temps et argent, aurons-nous besoin et quelles sont les personnes qui devront participer à ce processus? Sans oublier, qui sera responsable de la conception et du suivi d’un tel processus d’analytique, quelles compétences cette ou ces personnes devront-elles posséder et disposons-nous de tels profils à l’interne? Ce ne sont là que quelques exemples des questions possibles à se poser.   

Mais existe-t-il une autre solution? Nous vivons dans un monde de plus en plus complexe où les données ont pris une place prépondérante. Ignorer cette réalité nous conduirait à nous fier encore à notre intuition plutôt qu’à de l’information concrète, à consacrer des ressources précieuses à la mise à jour de feuilles de calcul plutôt qu’à la prise de décisions, et à laisser nos concurrents prendre les devants à long terme (et même peut-être à court terme). 

Pour ceux d’entre vous qui se servent déjà de l’analytique et qui pensent en avoir fait le tour, je vous mets au défi de prendre un peu de recul et de vous poser la question suivante : puis-je en tirer encore davantage? Réfléchissez à d’autres façons de vous en servir, au-delà des vases clos et des équipes traditionnelles, en tenant compte des différents systèmes et du potentiel que recèle l’information externe ou Internet (qui n’est en fait que des appareils électroniques qui se « parlent » entre eux) et de la manière dont ces sources de données peuvent être utilisées de manière efficace. Explorez les outils et les techniques plus complexes qui sont à votre disposition.   

L’expérience de l’analytique est un cheminement sans fin qui nécessite que nous l’adaptions continuellement à nos besoins et au monde des affaires dans lequel nous vivons. Les questions et les enjeux auxquels nous sommes confrontés ne cessent d’évoluer; il doit en aller de même de la compréhension que nous en avons. Ce cheminement, je vous invite donc à l’entamer dès aujourd’hui.   

Notes de bas de page

1 Cette définition de l’analytique des données d’audit est tirée du livre blanc de l’AICPA intitulé « Reimagining Auditing in a Wired World » 2014 », reproduit à titre d’essai dans la publication suivante de l’AICPA « Audit data analytics and Continuous Audit, Looking Toward the Future », 2015, pages 92-93.

2 The Analytics Maturity Model – Gartner.

Nicole Deschamps

Nicole Deschamps
Directrice principale, Bureau national


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, Senior manager, Financial Advisory Services


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