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Partie I - IFRS

L’IASB publie les modifications apportées à IAS 16 portant sur les produits antérieurs à l’utilisation prévue

14 mai 2020

Le 14 mai 2020, l’International Accounting Standards Board (IASB) a publié « Property, Plant and Equipment — Proceeds before Intended Use (Amendments to IAS 16) ». Ce document énonce les modifications apportées à la norme IAS 16 qui concernent les produits de la vente de biens fabriqués pendant qu’une immobilisation est amenée à l’endroit nécessaire et mise dans l’état nécessaire pour pouvoir fonctionner de la façon prévue par la direction.

Origine du projet de modification

Les modifications font suite à une question qui a été soumise à l’IFRS Interpretations Committee et qui devait initialement faire l’objet d’une interprétation d’IAS 16, Immobilisations corporelles. Au fil de ses délibérations, le comité a toutefois conclu qu’il serait préférable d’apporter des modifications à portée limitée à la norme. Les modifications publiées dernièrement sont l’aboutissement du projet présenté dans l’exposé-sondage publié par l’IASB en juin 2017.

 

Modifications

Du fait des modifications apportées par la voie du document Property, Plant and Equipment — Proceeds before Intended Use (Amendments to IAS 16), il est interdit de déduire du coût d’une immobilisation corporelle les produits de la vente de biens fabriqués pendant que cette immobilisation est amenée à l’endroit nécessaire et mise dans l’état nécessaire pour pouvoir fonctionner de la façon prévue par la direction. Les entités doivent plutôt comptabiliser les produits de la vente et le coût de production de ces biens en résultat net.

 

Date d'entrée en vigueur et dispositions transitoires

Les modifications publiées aujourd’hui s’appliquent aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2022, mais leur application anticipée est autorisée. L’application rétroactive des modifications n’est requise que dans le cas des immobilisations qui sont amenées à l’endroit nécessaire et mises dans l’état nécessaire pour pouvoir fonctionner de la façon prévue par la direction à compter de la date d’ouverture de la période d’adoption des modifications.

 

Complément d’information

L’IASB conclut le cycle 2018-2020 des améliorations annuelles

14 mai 2020

Le 14 mai 2020, l’International Accounting Standards Board (IASB) a publié Améliorations annuelles des normes IFRS – Cycle 2018–2020. Cette prise de position fait état des changements apportés à quatre Normes internationales d’information financière (normes IFRS) dans le cadre du processus d’améliorations annuelles de l’IASB.

Améliorations annuelles des normes IFRS – Cycle 2018-2020 modifie les normes ci-après.

Norme Objet de la modification
IFRS 1 Première application des Normes internationales d’information financière Filiale qui est un nouvel adoptant. Une filiale qui applique l’alinéa D16a) d’IFRS 1 pourra désormais évaluer le montant cumulé des écarts de conversion à l’aide des montants présentés par sa société mère, compte tenu de la date de transition de cette dernière aux normes IFRS.
IFRS 9 Instruments financiers
Honoraires inclus dans le test des 10 pour cent aux fins de la décomptabilisation. La modification précise les honoraires que l’entité doit prendre en considération, lorsqu’elle applique le test des 10 pour cent du paragraphe B3.3.6 d’IFRS 9, afin de savoir si elle doit ou non décomptabiliser un passif financier. L’entité doit seulement inclure les honoraires échangés entre le prêteur et elle-même, notamment les honoraires que l’une de ces deux parties a versés ou reçus au nom de l’autre.
IFRS 16 Contrats de location
Avantages incitatifs. La modification consiste à retirer, de l’exemple illustratif 13 accompagnant IFRS 16, toute mention du remboursement des améliorations locatives par le bailleur afin de dissiper toute confusion au sujet du traitement des avantages incitatifs qui pourrait découler de cet exemple.
IAS 41 Agriculture Impôt dans le cadre de l’évaluation de la juste valeur. La modification consiste à retirer l’exigence, qui figurait au paragraphe 22, d’exclure les flux de trésorerie destinés à financer les impôts aux fins de l’évaluation de la juste valeur des actifs biologiques à l’aide d’une technique d’actualisation. La modification vient harmoniser la norme aux dispositions d’IFRS 13.

Les modifications à IFRS 1, IFRS 9, et IAS 41 publiées aujourd’hui s’appliquent toutes aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2022, mais leur application anticipée est autorisée. Comme elle porte sur un exemple illustratif, la modification d’IFRS 16 n’a pas de date d’entrée en vigueur précise.

Pour en savoir plus, lire le communiqué dans le site de l’IASB (en anglais).

L’IASB publie les modifications apportées à IFRS 3 afin de mettre à jour un renvoi au Cadre conceptuel

14 mai 2020

Le 14 mai 2020, l’International Accounting Standards Board (IASB) a publié « Reference to the Conceptual Framework (Amendments to IFRS 3) », qui modifie un renvoi désuet dans IFRS 3, Regroupements d’entreprises, mais ne change pas les dispositions de la norme façon significative.

 

Introduction

En mars 2018, l’IASB a publié le Cadre conceptuel de 2018 et mis à jour la plupart des renvois au Cadre conceptuel inclus dans les normes IFRS® en fonction de la version du Cadre conceptuel de 2018. Le paragraphe 11 d’IFRS 3, Regroupements d’entreprises, qui renvoyait au Cadre conceptuel de 1989, n’avait toutefois pas été mis à jour, puisque cela aurait pu être problématique pour les entités qui appliquaient IFRS 3.

En effet, les définitions d’actif et de passif du Cadre conceptuel de 2018 étant différentes de celles du Cadre de 1989, l’entité aurait pu comptabiliser, au jour 2, un gain ultérieur ou une perte ultérieure après l’acquisition à l’égard de certains soldes.

Dans son exposé-sondage de mai 2019, l’IASB proposait trois façons possibles de mettre à jour IFRS 3 sans modifier ses exigences de façon significative. Les modifications proposées sont maintenant achevées.

Modifications

Du fait de la publication de Reference to the Conceptual Framework (Amendments to IFRS 3), la norme IFRS 3 :

  • Contient des renvois au Cadre conceptuel de 2018 et non plus à celui de 1989;
  • Stipule que, dans le cas des transactions et des autres événements entrant dans le champ d’application d’IAS 37 ou d’IFRIC 21, l’acquéreur doit suivre IAS 37 ou IFRIC 21 (plutôt que le Cadre conceptuel) pour identifier les passifs repris dans le cadre d’un regroupement d’entreprises;
  • Énonce que l’acquéreur ne doit pas comptabiliser les actifs éventuels acquis dans le cadre d’un regroupement d’entreprises.

Date d’entrée en vigueur

Les modifications publiées aujourd’hui s’appliquent aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2022. Les entités qui le souhaitent peuvent adopter ces modifications de façon anticipée si elles adoptent aussi, en même temps, tous les renvois mis à jour (publiés dans la même mise à jour du Cadre conceptuel).

Renseignements supplémentaires

L’IASB finalise les modifications d’IAS 37 liées aux contrats déficitaires

14 mai 2020

Le 14 mai 2020, l’International Accounting Standards Board (IASB) a publié Coûts à prendre en compte pour déterminer si un contrat est déficitaire (modifications d’IAS 37) qui vient modifier la norme en ce qui concerne les coûts qu’une société devrait inclure dans les coûts d’exécution d’un contrat lorsqu’elle détermine si ce contrat est déficitaire.

 

Contexte

L’IFRS Interpretations Committee (IFRIC) a reçu une demande de clarification au sujet des coûts qui devaient être pris en considération pour déterminer si un contrat est déficitaire ou non. Les recherches de l’IFRIC ont abouti sur le constat que les interprétations divergentes des dispositions relatives aux contrats déficitaires d’IAS 37, Provisions, passifs éventuels et actifs éventuels, pouvaient avoir des incidences significatives sur les entités qui concluent certains types de contrats. L’IFRIC a donc recommandé à l’IASB de préciser ces dispositions d’IAS 37, recommandation que l’IASB a acceptée et qui a donné lieu à la publication d’un exposé-sondage en décembre 2018 sur les précisions qu’il proposait d’apporter à la norme et qui ont été finalisées aujourd'hui.

 

Modifications

Les modifications apportées à Coûts à prendre en compte pour déterminer si un contrat est déficitaire (modifications d’IAS 37) précisent que les « coûts d’exécution » d’un contrat comprennent les « coûts directement liés au contrat ». Les coûts directement liés au contrat peuvent être des coûts marginaux liés à l’exécution de ce contrat (comme le coût de la main-d’œuvre directe, coût des matières premières) ou une affectation des autres coûts directement liés à l’exécution du contrat (comme l’affectation de la dotation aux amortissements d’un élément des immobilisations corporelles utilisé dans le cadre de l’exécution d’un contrat).

 

Date d’entrée en vigueur et dispositions transitoires

Les modifications publiées aujourd'hui sont en vigueur pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2022. L’application anticipée est permise.

Les entités doivent appliquer les modifications aux contrats dans le cadre desquels elles n’ont pas encore rempli toutes leurs obligations à l’ouverture de l’exercice pour lequel l’entité applique les modifications pour la première fois. Les chiffres comparatifs ne doivent pas être retraités.

 

Renseignements supplémentaires

 

Consultation sur les états financiers de base

14 mai 2020

Le 14 mai 2020, de nombreux participants de partout dans le monde ont pris part à une rencontre de consultation en ligne sur les états financiers de base organisée conjointement par la FSR – Danish Auditors et la Confederation of Danish Industry (DI), avec la participation de représentants de l’IASB et de l’EFRAG. Un enregistrement de la rencontre est maintenant disponible.

La rencontre était structurée en une introduction générale suivie de discussions sur cinq questions clés (chacune présentée par les représentants de l’IASB et de l’EFRAG), suivies d’une période de questions. Le programme ci-dessous précise à quel moment, dans l’enregistrement de deux heures et demie, chaque sujet est abordé :

  • Mot de bienvenue
  • Introduction générale à l’exposé-sondage de l’IASB Dispositions générales en matière de présentation et d’informations à fournir (débute à environ 5 min)
  • Point de vue de l’EFRAG à ce sujet (débute à environ 12 min)
  • Question clé 1 : Postes et sous-totaux définis dans le compte de résultat – comparabilité accrue ou uniformité imposée? (débute à environ 21 min)
  • Question clé 2 : Nouveaux sous-totaux – quelles sont leurs répercussions et s’appliquent-t-ils à tous les secteurs? (débute à environ 1 h 20 min)
  • Question clé 3 : Mesures de la performance choisies par la direction – définition, informations à fournir et éléments inhabituels : la direction sera-t-elle toujours en mesure d’expliquer la performance globale/la génération de produits dans le contexte des activités et de la stratégie d’entreprise? (débute à environ 1 h 42 min)
  • Question clé 4 : Principes concernant le regroupement et la ventilation – nouvelles propositions attendues par rapport à la façon dont les sociétés ventilent l’information à l’heure actuelle (débute à environ 2 h 19 min)
  • Question clé 5 : Tableau des flux de trésorerie – nouveau point de départ, nouvelle ventilation en raison des nouveaux postes définis et suppression du choix de classement des intérêts et des dividendes (débute à environ 2 h 27 min, introduction par l’IASB et l’EFRAG seulement, aucune discussion par manque de temps)

Cliquez ici pour écouter l’enregistrement. Vous trouverez également les diapositives connexes sur le site web de l’EFRAG (en anglais).

Allocation d’une administratrice de l’IFRS Foundation sur la présentation de l’information sur le développement durable

13 mai 2020

Le 13 mai 2020, l’International Accounting Standards Board (IASB) a mis en ligne la transcription d’une allocution prononcée par Teresa Ko, administratrice de l’IFRS Foundation, lors d’une présentation virtuelle pendant la réunion du comité de direction interinstitutions sur une économie verte et durable. Elle a notamment parlé des rôles possibles que l’IFRS Foundation pourrait jouer dans l’élaboration de normes internationales reconnues en matière de présentation de l’information sur le développement durable.

Mme Ko a notamment abordé les sujets suivants :

  • les débuts de l’IFRS Foundation et son rôle dans l’élaboration des normes IFRS;
  • l’état actuel de la présentation de l’information sur le développement durable : il y a plus de 650 mesures différentes disponibles et bon nombre de parties prenantes souhaitent consolider ces mesures en un seul cadre mondial à des fins de comparaison;
  • les mesures prises par 1) l’IASB, notamment la mise à jour de son énoncé de pratique sur le rapport de gestion et 2) les administrateurs de l’IFRS Foundation, notamment la mise sur pied d’un groupe de travail pour établir le rôle de l’IFRS Foundation dans la présentation de l’information sur le développement durable.

Consulter la transcription de l’allocution sur le site web de l’IASB (en anglais).

Compte rendu de la réunion d’avril 2020 de l’ASAF

11 mai 2020

Le 11 mai 2020, les permanents de l’International Accounting Standards Board (IASB) ont publié le compte rendu de la réunion de l’Accounting Standards Advisory Forum (ASAF) qui s’est tenue de manière virtuelle le 2 avril 2020.

Voici les sujets abordés lors de la réunion (les chiffres entre parenthèses renvoient aux paragraphes correspondants dans le compte rendu) :

  • Réforme des TIO et répercussions sur l’information financière – Phase 2 (1–12) : Les membres de l’ASAF ont pris connaissance d’un aperçu du projet de modifications de l’IASB relativement à l’exposé-sondage à venir sur la réforme des taux d’intérêt de référence, phase 2 et ont fait part de leur point de vue initial à l’égard de ce projet qu’ils approuvent largement. De plus, ils ont fait part de leurs commentaires sur ce qui constitue une « modification » des actifs et des passifs financiers, sur les informations à fournir et sur d’autres sujets.
  • Mise à jour sur la planification du programme (13–17) : L’ASAF a pris connaissance d’une mise à jour au sujet du programme de travail de l’IASB et des changements apportés à plusieurs dates de projets figurant au calendrier en raison de la pandémie. La prochaine réunion de l’ASAF devrait se tenir en juillet 2020 et sera sans doute virtuelle. 
  • Goodwill et dépréciation (18-25) : Les membres de l’ASAF ont pris connaissance d’un aperçu du point de vue préliminaire de l’IASB au sujet du document de travail sur les regroupements d’entreprises : informations à fournir, goodwill et dépréciation et ont formulé des recommandations sur la manière de mener des activités de sensibilisation et sur place.  
  • Une meilleure communication - états financiers de base (26-46) : Les membres de l’ASAF ont discuté de sujets relatifs aux propositions contenues dans l’exposé-sondage Dispositions générales en matière de présentation et d’informations à fournir. Ils se sont prononcés sur les sous-totaux et les catégories définis dans l’état du résultat net, sur la ventilation, les mesures de la performance choisies par la direction et le tableau des flux de trésorerie.

Consulter le compte rendu sur le site web de l’IASB (en anglais).

Exposé-sondage du CNC, Classement des passifs en tant que passifs courants ou non courants – Report de la date d’entrée en vigueur (projet de modification d’IAS 1)

06 mai 2020

Le 6 mai 2020, le Conseil des normes comptables (CNC) a publié un exposé-sondage qui correspond à celui de l’IASB sur le sujet. En réaction à la pandémie de COVID-19, il est proposé dans l’exposé-sondage de reporter aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2023 la date d’entrée en vigueur des modifications. La période de commentaires prend fin le 3 juin 2020.

Le CNC soumet par ailleurs aux répondants canadiens la question supplémentaire suivante au sujet de la modification proposée :

L’IASB a élaboré la modification proposée conformément à sa procédure officielle en vue d’une application par les entités du monde entier. Dans l’hypothèse où la proposition serait finalisée et approuvée par l’IASB (toujours selon sa procédure officielle), croyez-vous que l’application de la modification proposée serait appropriée au Canada? Si vous jugez que non, veuillez préciser quels aspects de la modification et quelles circonstances rendent la disposition proposée dans l’exposé-sondage inappropriée.

Consulter le communiqué de presse et l’exposé-sondage sur le site web du CNC.

L’IASB propose de reporter l’entrée en vigueur des modifications d’IAS 1

04 mai 2020

Le 4 mai 2020, l’International Accounting Standards Board (IASB) a publié un exposé-sondage intitulé « Classification of Liabilities as Current or Non-current — Deferral of Effective Date (Proposed amendment to IAS 1) » dans lequel il propose de reporter d’un an la date d’entrée en vigueur des modifications d’IAS 1 proposées en janvier 2020. La période de commentaires prend fin le 3 juin 2020.

 

Contexte

Le 23 janvier 2020, l’International Accounting Standards Board (IASB) a publié les modifications d’IAS 1 sur le classement des passifs en tant que passifs courants et non courants afin d’établir une approche plus générale à l’égard du classement des passifs selon IAS 1, fondée sur l’analyse des contrats existants à la date de clôture. La date d’entrée en vigueur des modifications actuellement prévue est le 1er janvier 2022.

En avril 2020, l’IASB a organisé une rencontre supplémentaire pour délibérer des enjeux liés à la COVID-19, notamment des modifications apportées au calendrier de l’IASB à la lumière de la pandémie. L’IASB a décidé provisoirement de reporter d’un an, c’est-à-dire au 1er janvier 2023, la date d’entrée en vigueur des modifications d’IAS 1 concernant le classement des passifs en passifs courants et non courants.

Le projet de modifications publié aujourd’hui vise uniquement à reporter d’un an la date d’entrée en vigueur des modifications prévues pour janvier 2020. 

 

Modifications proposées

Les modifications proposées dans l’ES/2020/3 Classification of Liabilities as Current or Non-current — Deferral of Effective Date (Proposed amendment to IAS 1) visent à reporter la date d’entrée en vigueur des modifications d’IAS 1 concernant le classement des passifs en passifs courants et non courants aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2023. Une application anticipée des modifications prévues pour janvier 2020 serait toujours permise.

 

Période de commentaires

La période de commentaires sur l’exposé-sondage prend fin le 3 juin 2020. La période de commentaires raccourcie de 30  jours a été approuvée lors de la réunion du DPOC du 16 avril 2020.

 

Renseignements supplémentaires

 

Fort soutien envers une solution mondiale pour la présentation de l’information non financière dans les réponses au document de réflexion d’Accountancy Europe

30 avril 2020

En décembre 2019, Accountancy Europe a publié un document qui définit une solution mondiale au problème posé par les liens très étroits qui existent entre l’information non financière et financière présentée par les sociétés afin que celles-ci soient en mesure de s’assurer que cette information est fiable et uniforme. La période de commentaires sur le document a pris fin, et les réponses indiquent un fort soutien envers une solution mondiale pour la normalisation à cet égard.

Le document souligne qu’il existe à l’heure actuelle des centaines de modèles de présentation de l’information non financière, ce qui crée un climat de confusion et peut entraîner un risque de blanchiment écologique. Afin de répondre de manière efficace à ces problèmes mondiaux ainsi qu’aux demandes des parties prenantes, la présentation de l’information non financière doit être harmonisée et alliée à l’information financière. Le document analyse ensuite quatre approches pour ce faire, soit 1) la mise en place d’un conseil international sur la présentation de l’information non financière dans l’enceinte des structures IFRS; 2) une consolidation régionale; 3) une structure de gouvernance distincte pour la présentation de l’information financière et non financière; 4) une structure mondiale de présentation de l’information par les sociétés.

Les réponses publiées jusqu’à maintenant sur le site web d’Accountancy Europe (17 réponses, à consulter ici) indiquent un fort soutien envers la quatrième approche.

Parmi les grandes organisations comptables, l’ACCA appuie fortement dans l’ensemble le contenu et les conclusions du document, et convient que la quatrième approche est le meilleur modèle pour établir les normes nécessaires pour répondre aux enjeux actuels. L’IFAC indique qu’une approche mondiale en matière de normalisation à l’échelle internationale constitue la meilleure solution. « L’IFAC appuie fortement une approche mondiale plutôt que régionale ou locale en ce qui concerne la normalisation de l’information non financière, y compris le processus d’établissement d’un cadre conceptuel et de normes, pour les mêmes raisons que des normes internationales se sont avérées cruciales pour la maturité de la présentation de l’information financière. Une approche régionale ou locale donne au final lieu à des inefficiences et à des coûts accrus, tant pour les sociétés que pour les investisseurs, et pourrait être difficile à adapter à l’échelle internationale. »

La plupart des normalisateurs appuient aussi l’approche mondiale. L’ASGC, le normalisateur allemand, « ne partage pas l’avis d’autres parties prenantes selon lequel l’Europe doit commencer à l’échelle régionale et créer son propre environnement de présentation de l’information non financière. Les exigences en matière de présentation de l’information concernent principalement des sociétés qui s’approvisionnent, vendent et exercent des activités au-delà des frontières européennes ». Le DASB, le normalisateur néerlandais, est d’avis que pour toute initiative mondiale, le soutien clair des principales parties prenantes nationales et internationales est essentiel et ajoute que la quatrième approche pourrait être la plus appropriée étant donné que les Nations Unies ont aussi réalisé des progrès prometteurs en ce qui concerne l’élaboration de leurs objectifs de développement durable.

Les organismes de développement durable et de présentation de l’information intégrée, hormis leur soutien envers leurs propres normes et cadres, préconisent également des solutions mondiales. Le CDSB avance « qu’une approche régionale pourrait ne pas être la meilleure méthode pour établir une norme mondiale, notamment parce que les territoires à l’extérieur de l’Europe pourraient hésiter à adopter des concepts régionaux ». La GRI indique de son côté qu’un « système mondial accroîtra la valeur de l’information en facilitant les comparaisons tout en minimisant le fardeau lié à la présentation de l’information ». L’IIRC précise qu’il « appuie l’approche d’Accountancy Europe qui encourage le dialogue entre les parties prenantes, ce qui donnera lieu à une solution coordonnée à l’échelle mondiale qui prendra en considération de nombreuses parties prenantes de façon inclusive ».

Les réponses du milieu universitaire offrent une analyse minutieuse de toutes les approches et énoncés généraux du document. Dans l’une des lettres de commentaires, il est indiqué que la « quatrième approche présente le meilleur potentiel pour parvenir à un consensus mondial. Il n’est pas réaliste de s’attendre à l’adoption mondiale d’une approche conçue et contrôlée à l’échelle régionale. [...] C’est particulièrement le cas pour l’information non financière, puisque les enjeux sous-jacents sont mondiaux. [...] La deuxième approche, qui nuirait à l’acceptation mondiale, compromettrait l’objectif de réglementation de l’UE à cet égard. En revanche, si l’UE adoptait et soutenait la quatrième approche et s’engageait à adopter les normes en résultant (conformément au processus d’adoption approprié), elle serait bien placée pour s’assurer que la mise en œuvre de cette approche reflète ses points, notamment en ce qui a trait à la reddition de comptes et à la composition équilibrée du normalisateur ».

Toutes les réponses des cabinets d’audit appuient également une solution mondiale. Nous avons indiqué dans la lettre de commentaires de Deloitte que « nous convenons qu’une solution mondiale est nécessaire du fait de la circulation mondiale des capitaux et de l’urgence de régler des enjeux comme les changements climatiques, qui sont sans frontières. Nous invitons les autorités de réglementation des marchés financiers et les autorités multilatérales à collaborer de toute urgence pour mettre en place une solution systémique mondiale rigoureuse. »

 

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