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Analytique appliquée à la sécurité – Cap sur l’élimination des dommages en milieu de travail

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Publié le 18 décembre 2018

Analytique appliquée à la sécurité – Cap sur l’élimination des dommages en milieu de travail

Zéro blessure. Tel est le credo dont toute importante organisation devrait faire sien lorsqu’il est question de sécurité. L’atteinte d’un tel objectif passe nécessairement par l’abandon des pratiques actuelles pour sortir des sentiers battus afin, ultimement, d’éliminer les incidents et les accidents en milieu de travail. Quels outils et formations les entreprises doivent-elles offrir à leurs employés afin de réduire les dangers potentiels? Existe-t-il des combinaisons entre nombre de travailleurs et nombre de superviseurs qui permettent d’atteindre de meilleurs résultats en matière de sécurité? Comment pouvons-nous créer des environnements qui encouragent les employés à adopter des comportements sécuritaires et inculquer une culture d’entreprise du « zéro blessure »? Il est possible de tirer des données dont nous disposons aujourd’hui des observations utiles pour répondre à ces questions.

Dans le domaine de la sécurité, un « bon » programme n’est jamais suffisant

De nombreuses organisations se sont dotées de programmes complexes et rigoureux en matière de sécurité, inspirés des processus et contrôles les plus éprouvés de leur secteur, en vue d’éviter les incidents et les blessures en milieu de travail. Des programmes assis sur des pratiques bien établies pour signaler les incidents, mener des enquêtes, des inspections ou des audits, pour vérifier le bon fonctionnement de l’équipement et de la signalétique, pour encadrer la formation et le recrutement, pour gérer les risques existants et prévenir des situations potentiellement dangereuses. Néanmoins, chaque incident, peu importe sa gravité, aura des répercussions durables au sein de l’organisation, entraînant bien souvent la fermeture d’installations et l’imposition d’amendes, la perte d’employés et de main-d’œuvre qualifiée, une réduction de la productivité et l’augmentation des coûts d’exploitation ainsi que l’érosion de la confiance des actionnaires de l’entreprise. Dès lors, il est essentiel pour toutes les organisations d’améliorer continuellement leurs mesures de sécurité.

L’analytique est le passage obligé pour atteindre l’excellence en matière de sécurité

Il s’écoule souvent beaucoup de temps entre le moment où survient un incident et celui où des observations judicieuses permettent finalement d’exposer les causes et événements déclencheurs ayant entraîné un tel incident. De plus, les informations disponibles manquent souvent de fiabilité et de clarté et n’informent que peu sur les changements à apporter aux programmes de sécurité. Les organisations continuent d’investir dans des programmes de sécurité sans nécessairement valider de manière objective les avantages qu’ils recèlent ou identifier les risques nouveaux ou émergents. Or, l’analytique offre l’avantage unique de transformer la manière dont les dirigeants prennent leurs décisions et appréhendent au sein de leur organisation la gestion des risques susceptibles de mener à des incidents en matière de sécurité. Les incidents de ce type sont souvent examinés de manière isolée alors que les bons réflexes n’émergent que s’il est possible de détecter des schémas de comportements ou de conditions de travail répétés. Une approche de la gestion de la sécurité fondée sur le risque et s’appuyant sur des données permettra d’identifier des facteurs insoupçonnés et de concevoir une stratégie d’atténuation des risques plus ciblée.

Exposer les risques cachés et favoriser l’adoption de comportements sécuritaires

L’amélioration de la sécurité commence par une sensibilisation accrue aux risques, par l’exercice d’une influence à l’endroit des comportements et des attitudes à adopter dans le cadre d’initiatives axées sur la sécurité et finalement par l’instauration d’une culture d’entreprise qui favorise l’application de pratiques sécuritaires. Afin d’atteindre ces objectifs, l’analytique appliquée à la sécurité confère aux organisations la capacité d’identifier les facteurs insoupçonnés pouvant entraîner des accidents graves et de cibler des situations de travail présentant d’importants risques ainsi que des groupes d’employés auprès desquels il est nécessaire de mener des interventions pour prévenir des incidents. Voici les principaux objectifs d’un programme d’analytique portant sur la sécurité :

  • Identifier les indicateurs principaux et tardifs en fonction de l’ensemble des données disponibles afin de dresser un tableau exhaustif et objectif des résultats et des tendances clés en matière de sécurité propres à une organisation;
  • Encourager la visibilité et la communication entre la direction, les superviseurs et les employés afin de renforcer une culture d’entreprise axée sur la sécurité et favoriser l’adoption de comportements sécuritaires tout en maintenant en poste les meilleurs talents;
  • Définir une approche quantifiable fondée sur les risques identifiés afin d’apporter des améliorations pratiques au programme de sécurité et d’optimiser les investissements effectués;  
  • Décider des mesures à prendre et des interventions à effectuer en étant en mesure de prédire les caractéristiques de scénarios futurs pouvant entraîner des incidents et disposer de la capacité de générer des alertes en temps réel si des conditions ou des comportements à risque sont identifiés.

Figure 1

Figure 1 - Levons le voile sur les caractéristiques numériques insoupçonnées des incidents en matière de sécurité à l’aide de modèles d’analytique complexes

Générer de la valeur en passant de l’analytique descriptive à l’analytique prescriptive

Afin de tirer le plus grand avantage possible de l’analytique, il est impératif de passer de l’étape descriptive à l’étape prescriptive. L’analytique descriptive, tout comme celle qui permet de poser un diagnostic, permet aux organisations de quantifier et d’évaluer leurs résultats passés en fonction des sources de données disponibles et d’identifier les causes véritables des incidents liés à la sécurité. L’analytique prédictive et l’analytique prescriptive sont conçues sur la base de ces observations et aident les organisations à prendre de façon ordonnée les mesures proactives ayant le plus grand potentiel de prévention des incidents liés à la sécurité. Les modèles prédictifs ne sont pas toujours développés pour anticiper un événement particulier, mais ils le sont aussi pour quantifier l’importance de variables spécifiques. Ensemble, ces variables permettent à la direction et aux superviseurs d’identifier les conditions présentant des risques élevés, d’effectuer des interventions adaptées et de surveiller l’incidence des changements apportés.

Figure 2

Figure 2 – Renforcer les capacités de l’analytique appliquée à la sécurité en passant de l’étape descriptive à l’étape prescriptive

En plus des applications de l’analytique décrites ci-dessus, l’intelligence artificielle offre la possibilité de dépasser les limites des sources de données traditionnelles lors de la conception des programmes de sécurité. Les récentes avancées dans le domaine de l’intelligence artificielle permettent désormais d’analyser du texte, des images et du contenu vidéo pour identifier les risques et générer des observations qui pourront être intégrées aux pratiques, aux enquêtes et aux formations en matière de sécurité. Alliée aux capacités mobiles numériques, l’intelligence artificielle permet aux employés de tous les niveaux au sein d’une organisation de signaler des pratiques non sécuritaires, des dangers et des incidents en temps presque réel tout en permettant d’alerter les personnes concernées au sujet de conditions dangereuses ou d’autres risques liés à la sécurité.       

La qualité des données et les partis pris ne sont pas des obstacles

  • Qualité des données. Les lacunes dont pourraient souffrir la qualité, l’intégrité et l’exhaustivité des données peuvent très certainement éroder la confiance des utilisateurs et les décourager de prendre les mesures appropriées fondées sur des observations tirées de ces données. À l’inverse, exploiter les données existantes, même si elles sont limitées, et formuler des observations judicieuses et utiles pour les utilisateurs encourage les parties prenantes à s’approprier et à améliorer la collecte des données, y compris le signalement d’événements évités de justesse qui sont une source inestimable d’indicateurs. La mise en œuvre de processus et l’adoption de modèles ainsi que d’outils numériques standards pour faciliter le signalement d’incidents et de dangers peuvent grandement favoriser la progression de l’analytique appliquée à la sécurité.   
  • Partis pris et idées préconçues. Des incidents s’apparentent souvent à des événements aberrants et les risques en présence sont ignorés si une approche générique est adoptée. Certaines organisations chefs de file ne voient pas dans l’analytique une solution alternative à leurs meilleures pratiques. Plutôt, il s’agit pour elles d’une occasion de tirer parti d’observations judicieuses pour peaufiner leurs politiques, processus et contrôles. La communication de ces observations, à l’aide de supports visuels et de tableaux de bord interactifs aux membres de la direction et aux superviseurs, rendra ceux-ci plus enclins à remettre en question le statu quo et permettra de continuer sur la lancée nécessaire pour intensifier les efforts dans le domaine de l’analytique. L’organisation instaurera ainsi une culture offrant toute latitude au développement de l’analytique, qui fera barrage aux partis pris et aux idées préconçues.       

L’analytique au service de la sécurité : la clé du succès

  • Commencer par poser les bonnes questions. Il est important de partir d’une hypothèse ou d’un aspect particulier à approfondir (c.-à-d. « d’un inconnu connu ») pour tirer parti de l’analytique. Procéder ainsi permettra de poser les fondations de l’analyse, sans limiter celle-ci ni perdre des observations potentiellement utiles.
  • Considérer les mégadonnées de manière large. Tirer parti de sources de données sur des incidents non liés à la sécurité, notamment celles liées à l’exploitation, aux finances, aux ressources humaines et à la formation, ainsi qu’aux données météorologiques et démographiques provenant de sources ouvertes, afin de les intégrer dans un ensemble de données servant à l’analytique appliquée à la sécurité. L’émergence de l’électronique vestimentaire et de la télématique permet également d’accéder à une foule de données qui viennent étoffer les rapports traditionnels sur les incidents et les dangers liés à la sécurité. Un ensemble de données enrichi permettra de formuler des observations plus précises et d’effectuer des rapprochements qui seraient autrement passés inaperçus, et de révéler ainsi des risques cachés qui seront gérés de manière proactive.
  • Adopter une approche pratique. L’analytique et l’intelligence artificielle s’appuient sur la participation des experts du domaine pour valider les résultats et déterminer ce qui peut être mis en œuvre, tout de suite et demain. Des observations dénuées de contexte n’ont aucune utilité et nuiront aux efforts déployés pour se servir de l’analytique appliquée à la sécurité.

L’analytique donne une nouvelle dimension à la gestion de la sécurité, en conférant le pouvoir aux décideurs à tous les niveaux hiérarchiques de mieux comprendre les facteurs sous-jacents du rendement, de gérer les risques de manière proactive et de tirer le maximum possible d’avantages de leurs investissements dans le domaine de la sécurité. Pour influencer les comportements et bâtir une culture d’entreprise de « zéro blessure », il faut commencer par se donner l’accès aux solutions que recèlent vos données.

La sécurité n’est pas un sujet relevant habituellement du rôle d’un chef des finances. En effet, la prévention des accidents et des incidents en milieu de travail est normalement de nature opérationnelle. Néanmoins, l’attention aux détails et les efforts requis pour obtenir des résultats élevés en ce qui concerne la sécurité sont tout aussi pertinents pour le rendement financier d’une société. Les conseils d’administration et les dirigeants d’organisations chefs de file considèrent la sécurité comme un facteur de différenciation au sein des entreprises ainsi qu’un élément clé pour établir une culture d’excellence au sein de toutes les unités opérationnelles. Une performance solide en matière de sécurité aide les organisations à attirer et à conserver les meilleurs talents dans des conditions de marché concurrentielles. En revanche, il suffit d’un seul incident sur le plan de la sécurité pour sérieusement ternir la réputation d’une entreprise et rapidement éroder la confiance des actionnaires. Pour ces raisons et de nombreuses autres, il est profitable, pour une importante organisation, d’investir dans l’analytique afin d’améliorer sa performance en matière de sécurité.       

 

 

Personne-ressource

 

Andrew McHardy

Andrew McHardy
Andrew est directeur principal au sein d'Omnia AI, la pratique d’intelligence artificielle de Deloitte, à Toronto. Il possède plus de 20 ans d’expérience dans les domaines du génie, de l’analytique et de la gestion de projets. Il travaille avec des organisations gérant de nombreux actifs afin de développer des solutions de pointe reposant sur l’analytique et l’intelligence artificielle pour améliorer la prise de décision et augmenter le rendement opérationnel sur le plan de la sécurité en milieu de travail, de la maintenance, de la production, de la protection des actifs et de la gestion de l’énergie.

Avant de se joindre à Deloitte, Andrew était officier du génie de l’Armée canadienne. Il y a acquis de l’expérience en gestion de projets et de programmes, en exploitation et en maintenance ainsi qu’en gestion d’actifs. Il a occupé des postes de leadership tant aux niveaux tactique que stratégique, rôles dans lesquels il a assumé la responsabilité de la planification et de la gestion d’opérations militaires complexes en plus d’être à la tête d’initiatives visant à renforcer la capacité et l’efficacité organisationnelle.    

Andrew est diplômé du Collège militaire royal du Canada, où il a obtenu un baccalauréat en génie (chimique et matériaux) et une maîtrise en études de la défense. Il est également titulaire d’une maîtrise en génie de la fiabilité et d’une maîtrise en statistiques de l’université Rutgers, au New Jersey.

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